13 mai 2013

Projet de diffusion et de conservation de la jurisprudence en Haïti

par Claude Provencher

Du 15 au 21 mai, le bâtonnier Plourde et moi-même nous rendrons à Haïti pour donner le coup d’envoi à un projet, mené en collaboration avec SOQUIJ, visant à diffuser et à conserver la jurisprudence de ce pays fortement éprouvé par le séisme de janvier 2010.

Nous serons reçu par le ministre des Affaires étrangères et aurons la chance d’avoir un entretien privé avec le ministre de la Justice, le président de la Cour de cassation et, bien sûr, le bâtonnier de Port-au-Prince, Me Carlos Hercule. Notre passage en Haïti se déroulera par ailleurs en début des cérémonies de la St-Yves, patron des avocats.

Il s’agit là d’une autre action que le Barreau réalise dans le cadre de sa mission internationale pour aider à reconstruire le système de justice d’Haïti.

10 mai 2013

Merci Me Moreau et Bons succès!

par Claude Provencher

Chère Michèle, Mme Pro Moreau, oups.. Pro Bono,

Au nom du Barreau du Québec et en mon nom, j’aimerais t’adresser mes sincères félicitations pour ta nomination au poste de directrice générale de l’Institut canadien d’administration de la justice.

Au cours des dernières années, le Barreau du Québec et les citoyens ont toujours trouvé en toi une indéfectible alliée pour l’accès à la justice. Grâce à tes compétences, ta crédibilité et ton professionnalisme, tu as  largement contribué à la notoriété et à l’essor de Pro Bono Québec. Nous t’en sommes très reconnaissants.

Je ne doute pas par ailleurs que tes nouvelles fonctions t’amèneront à relever d’importants défis, toujours en lien avec l’accès à la justice. La profession juridique dans son ensemble, ainsi que nos concitoyens, bénéficieront grandement de ton accession à ce poste.

À l’aube de ce nouveau parcours prometteur je t’offre mes meilleurs voeux de succès!

 

 

7 mai 2013

Accord de libre circulation nationale (ALCN) 2013

par Claude Provencher

En mars dernier, le Conseil général du Barreau du Québec a approuvé l’Accord de libre circulation nationale 2013 (ALCN 2013) et a mandaté le bâtonnier du Québec, Me Nicolas Plourde, pour signer l’entente qui permettra à terme à un avocat québécois de devenir membre d’un barreau d’une autre province ou territoire, et vice-versa, sans examen de transfert. Depuis le début du mois d’avril, le bâtonnier Plourde s’est fait l’ambassadeur de l’entente auprès du Barreau du Nouveau- Brunswick, du Barreau de l’Alberta et il partira au mois de mai pour rencontrer le Barreau du Nunavut.

Rappelons que les prochaines étapes comprennent la préparation d’un projet de règlement ou de modification réglementaire. Ce projet sera soumis au Conseil général de juin 2013 en vue d’être acheminé par la suite à l’Office des professions pour adoption finale par le gouvernement. L’entente devrait entrer en vigueur d’ici 12 à 18 mois.

29 avril 2013

Congrès du Barreau du Québec!

par Claude Provencher

Le Congrès du Barreau se tiendra à Montréal les 30, 31 mai et 1er juin 2013. Le thème de ce plus grand rassemblement de la communauté juridique est Vous êtes au coeur de la solution. Plusieurs centaines de membres du Barreau y viendront pour se former, échanger, réseauter et s’amuser. Y serez-vous?

Cette année, plus de 50 activités de formation sont offertes et certaines mettent un accent particulier sur le droit des affaires. Voici quelques exemples :

Pour en savoir plus : congres2013. barreau.qc.ca

15 avril 2013

Décision de la Cour d’appel de la Colombie-Britannique : une victoire pour l’indépendance des barreaux

par Claude Provencher

Récemment, le Barreau est intervenu, avec la Chambre des notaires, dans le pourvoi entre la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada et le procureur général du Canada. Cette intervention avait pour but de protéger le secret professionnel et de prévenir de potentiels conflits d’intérêts.

Depuis le début de 1989, le gouvernement fédéral a mis en place des lois visant à combattre, notamment, le blanchiment d’argent. L’application de ces lois pour les notaires et les avocats, telle que proposée par le procureur général, a fait l’objet de disputes entre le gouvernement canadien et les membres de la Fédération des ordres professionnels de juristes du Canada.

En effet, le gouvernement du Canada, dans sa lutte au terrorisme et au blanchiment d’argent, exige que les membres de la profession et les notaires colligent, enregistrent et divulguent à l’État des informations et des documents protégées par le secret professionnel. Quoique le Barreau appuie l’intention du gouvernement de contrer le blanchiment d’argent, il s’oppose à ce que les juristes doivent faire un bris de loyauté en agissant à la fois pour leurs clients et pour l’État. Ce régime pose donc problème pour les avocats qui se retrouveraient en conflit d’intérêt à l’égard de leurs clients ou à risque d’être poursuivis par l’État s’ils ne se conforment pas aux obligations mises en place par l’État.

En fait, le régime mis en place par le gouvernement autorise ses agents, entre autres, à perquisitionner le bureau d’un avocat sans mandat et à utiliser son système informatique pour en examiner les données. La législation prévoit aussi que les agents du gouvernement pourront demander aux avocats de leur fournir toute information qu’ils peuvent raisonnablement demander. Des exigences non compatibles avec l’exercice de la profession.

Présenté devant les juges Finch, Frankel, Neilson, Garson, Hinkson, ce litige s’est conclu par le rejet de la demande. La décision contient des passages des plus intéressants :

[122] In my opinion, the intervenors, Chambre des Notaries du Québec and Barreau Du Québec, are correct in stating that “the obligation to collect, record and disclose documents and information potentially protected by professional secrecy places the legal advisor in a perilous and unacceptable situation of conflict of interest: the legal advisor must choose to conform to the Act and to the Regulations and thus, at the very least, be in breach of his or her duty of loyalty acting both for the client and for the State or, in order to respect his or her obligations to the client, expose himself or herself to prosecution … they are forced not only to keep but also to create archives for the State”.

[123] In my opinion, the Regime imposes conflicting interests and corresponding obligations on the lawyer, regarding clients’ interests, state interests, and Lawyers’ liberty interests. While the Regime includes some protection for solicitor-client privileged information, that protection does not exempt lawyers from their obligations under the Regime.

[124] The Regime requires lawyers to keep a receipt of funds record containing confidential client information; authorizes the FINTRAC to examine these records by entry into the lawyer’s office at any time without a warrant; requires lawyers to disclose their clients’ last known address to the FINTRAC where a claim of privilege is made; authorizes the FINTRAC to use any computer system when searching the lawyer’s office to examine any data therein; requires the lawyer and others in the office to assist the FINTRAC’s search agents and to furnish “any information … that they may reasonably require”; and authorizes the FINTRAC to disclose this information to law enforcement agencies. In the result, the Regime will turn at least some lawyers into agents of the state.

[125] For these reasons, it is my opinion that the Regime deprives lawyers’ and clients’ of their liberty interests in a manner which does not accord with the independence of the Bar.

Une fois de plus, le Barreau du Québec a utilisé ses ressources humaines et financières pour intervenir avec succès dans un débat des plus pertinents pour les membres de la profession. Je vous invite à lire la décision et à me faire part de vos commentaires.

14 mars 2013

Retour sur les premiers mois de 2013 au Barreau du Québec

par Claude Provencher

Voici quelques-uns des événements qui ont marqué le début de l’année 2013 au Barreau du Québec.

Nouveau Service de règlement de différends

Lancé par le Service du développement et du soutien à la profession du Barreau du Québec, ce tout nouveau service propose la médiation en matières civile ou commerciale aux particuliers et aux entreprises de 20 employés et moins, pour des montants en litige en deçà de 25 000 $. Le Barreau du Québec se réjouit de mettre sur pied ce service permettant d’accroître l’accès à la justice et l’utilité d’un mode de résolution de conflit.

L’attrait particulier de ce service, c’est l’offre de l’expertise que nous assurons aux citoyens désireux de se tourner vers la médiation. Les gens seront assurés de pouvoir être référés à un médiateur accrédité par le Barreau du Québec, en médiation civile et commerciale, qui aura suivi une formation de pointe de 40 heures. Et avec ce Service, ils bénéficient d’un guichet d’entrée pour la médiation, qui simplifiera au maximum leurs démarches pour initier le processus.

De plus, les médiateurs travailleront à forfait, ce qui permet aux parties de connaître à l’avance les coûts de règlement de leur différend. Tous les détails.

Étude des crédits : le Barreau du Québec était présent!

Le 7 février dernier, alors que la Commission des institutions faisait l’étude des crédits du ministère de la Justice, le Barreau était présent à l’Assemblée nationale et a émis un communiqué pour faire valoir ses préoccupations : élargir et faciliter l’accès à la justice pour l’ensemble des citoyens, moderniser l’administration de la justice et multiplier les moyens pour la rendre plus efficiente. Au-delà du minimum des subsides que le gouvernement doit consentir à la justice pour en assurer le sain fonctionnement, le Barreau estime que l’État doit également poser certains gestes pour répondre à ces enjeux importants du système de justice orienter les priorités gouvernementales.

Regard du Barreau du Québec sur l’état de droit 2012

Le Barreau du Québec, aidé de ses membres, assure un leadership dans la promotion de l’état de droit et veille au respect des principes fondant l’État de droit. La deuxième édition de son rapport intitulé Regard du Barreau du Québec sur l’état de droit 2012 est disponible en ligne.

Forum pour une profession inclusive

Le Service du développement et du soutien à la profession du Barreau du Québec a tenu un Forum pour une profession inclusive à la Maison du Barreau le 15 février dernier. Ce forum a regroupé une cinquantaine de membres issus de groupes ethnoculturels variés et avait pour but d’échanger sur les enjeux et des pistes de solutions entourant l’accès à la profession, intégration à la pratique et progression professionnelle. Le résultat de ce forum et d’un sondage subséquent permettra au service de publier un rapport qui servira de plateforme pour développer de nouveaux programmes et services à l’intention de l’ordre et de ses membres.

Les rondes éliminatoires de l’émission Droit de Cité sont en cours

Diffusée devant public tous les vendredis à 19 h sur les ondes de CIBL 101,5, les rondes éliminatoires de l’émission Droit de Cité ont débuté le 22 février. Après 16 semaines de débats animés, les équipes gagnantes s’affrontent dans une ronde éliminatoire de huit semaines qui mènera aux joutes oratoires des quarts de finales à compter du 10 mars prochain. L’affrontement final se tiendra le 30 mai, dans le cadre du Congrès du Barreau du Québec.

L’émission Droit de Cité est coproduite par la station CIBL 101,5 Montréal, le Barreau du Québec et la Clinique juridique Juripop. Avec les éliminatoires, l’arène du débat s’élargit pour Droit de Cité avec l’arrivée d’un nouveau partenaire média dans la diffusion : le Journal de Montréal.

15 février 2013

À quoi servent vos cotisations?

par Claude Provencher

Nous voici à ce moment de l’année où vous devez remplir vos obligations professionnelles en payant vos cotisations et primes et en remplissant votre inscription annuelle. Je sais à quel point, comme membre du Barreau, vous voulez savoir ce qui est fait avec ces cotisations que vous versez au Barreau. Il est également important que vous sachiez quelle portion de ces cotisations reste au Barreau et quelles portions sont remises à d’autres organisations pour lesquelles nous les percevons..

Cette année, nous avons donc préparé une présentation de quelques feuillets logée entre autres sur le module en ligne de l’inscription annuelle et que les membres devront parcourir avant d’accéder au relevé de leurs cotisations et primes. Essentiellement, ces feuillets font état de la répartition des sommes payées en se basant sur l’exemple d’un membre montréalais.

Il importe de savoir que sur un total payé de 3 022, 50 $, seulement 38 % sert à financer les opérations du Barreau du Québec. En effet, 62 % de cette somme est collectée par le Barreau, mais est redistribuée à d’autres entités telles que le CAIJ, le Fonds d’assurance responsabilité professionnelle, l’Office des professions, le barreau de section, etc.

De ce 38 % de vos cotisations et primes qui demeure au Barreau du Québec, la majeure partie sert à financer les activités en lien avec la mission première du Barreau soit la protection du public (ex. : Syndic, Inspection professionnelle, Greffes, etc.).

Les feuillets vous informent également sur la cotisation d’équilibre de 16,40 $, laquelle est versée au Fonds d’études juridiques. Le Fonds d’études juridiques est utilisé pour promouvoir la qualité des services professionnels, la réforme du droit, la recherche et l’information juridique. Avec les taux d’intérêt très bas des dernières années, les revenus provenant des intérêts des comptes en fidéicommis ne sont pas suffisants pour permettre au Barreau de satisfaire ses engagements. La cotisation d’équilibre est donc devenue nécessaire.

Votre cotisation sert à soutenir les opérations régulières de l’Ordre, mais également à financer des réalisations et outils qui positionnent la profession, qui vous aident dans votre pratique et qui contribuent à la mission de protection du public. En voici quelques exemples :

Je peux personnellement vous assurer que ce 38 % du montant que vous versez et qui reste au Barreau est géré de façon rigoureuse, par une équipe de direction soucieuse d’en maximiser l’utilisation et une équipe d’employés extrêmement dévouée et dédiée à la protection du public et au service aux membres.

N’hésitez surtout pas à nous transmettre vos questions et commentaires. L’équipe d’Info-Barreau est là pour vous servir :  infobarreau@barreau.qc.ca.

14 janvier 2013

Une première campagne publicitaire portant sur les positions publiques du Barreau du Québec

par Claude Provencher

C’est aujourd’hui que démarre la nouvelle campagne publicitaire du Barreau du Québec sur le thème 24 000 avocats à la défense d’une Québec juste.

Cette campagne panquébécoise s’échelonne du 14 janvier au 17 mars 2013 et met en valeur le travail du Barreau et de ses membres pour défendre les droits et libertés de nos concitoyens. Elle est présentée sur les ondes de plus de 12 chaînes télévisées, et sera également diffusée sur le site de LaPresse.ca et sur le site thegazette.com ainsi que dans certaines éditions du journal The Gazette. Tout au long de la campagne, deux micros sites Web votrejustice.ca et yourjustice.ca offriront des compléments d’information.

La campagne, signée par l’agence Cartier, a été présentée en primeur aux membres du Conseil général du Barreau du Québec lors de la séance de décembre dernier et a reçu l’approbation des diverses instances du Barreau. Elle suscite, chez moi comme chez les personnes du public et les membres qui l’ont visionnée, un sentiment de fierté à l’égard du travail du Barreau du Québec.

Le but de la campagne est de positionner le Barreau comme institution qui voit aux intérêts du public et d’associer le Barreau et ses membres à une justice active et évolutive. Stratégiquement, il s’agit de démontrer, à l’aide d’exemples concrets, comment le Barreau et ses membres se portent à la défense de la primauté du droit. Un des volets de la campagne, une publicité télévisée de 30 secondes, met en évidence les prises de positions du Barreau dans trois débats de société : le droit à l’avortement, le maintien du registre des armes d’épaule et mourir dans la dignité. Ces thèmes ont été retenus à la suite de rencontres avec des membres du public (focus groups). Lors de ces rencontres, le Barreau a fait le constat que la compréhension, par le public en général, de la mission de protection du public par les prises de position n’est pas optimale. Cependant, lorsque les membres du public voient des exemples des interventions du Barreau pour défendre leurs droits, 81 % envisagent positivement ces prises de position et 76 % font confiance au Barreau du Québec pour faire valoir les droits des citoyens auprès de l’État.

Je vous invite à consulter le site votrejustice.ca pour visionner la publicité télévisée et à prendre connaissance de cette édition du Bref pour connaître tous les détails de la diffusion de la campagne.

Dès maintenant, les réseaux sociaux sont mis à contribution pour mousser la campagne. Toutes les interventions mènent vers le site votrejustice.ca et yourjustice.ca. Le mot clic (hashtag) pour la campagne est #VotreJustice. Si vous ne suivez pas déjà le Barreau par l’entremise des réseaux sociaux, nous vous invitons à joindre les milliers de personnes qui comptent le Barreau parmi leurs favoris.

Le Barreau du Québec sera très présent en ce début 2013 avec le lancement de la campagne publicitaire, mais également par l’entremise de nouvelles prises de position, par le lancement de nouveaux services à la population et aux membres et par la diffusion de la deuxième édition de son bilan de l’état de droit.

Je profite de l’occasion pour remercier tous les membres qui contribuent bénévolement à l’avancement de ces projets, mais également pour vous remercier, vous qui, chaque jour, donnez un visage à la profession et à notre ordre professionnel.

30 novembre 2012

Questionnement des membres sur le rôle du Barreau : une précision s’impose

par Claude Provencher

Le lundi 26 novembre, le Barreau du Québec déposait une procédure contestant la constitutionnalité de C-10 – Loi sur la sécurité des rues et des communautés, une action cohérente avec les multiples prises de position publiques du Barreau du Québec durant tout le processus d’adoption de ce projet de loi.

Cette nouvelle a toutefois soulevé certaines questions de la part de membres du Barreau du Québec. Il n’y a pas lieu de s’en étonner, car plusieurs ne connaissent pas cette facette du rôle du Barreau.

Outre de nombreux appuis reçus par courriels, sur les réseaux sociaux et autrement, il y a également des commentaires qui m’indiquent l’importance de continuer à sensibiliser nos membres sur la mission et sur le fonctionnement de leur ordre professionnel. C’est ce que je tente de faire ici en utilisant certains des commentaires reçus, sans évidemment commenter le fond du dossier par respect pour le processus judiciaire.

« Association » vs « Ordre professionnel »

Le terme « association » revient à quelques reprises. Il importe de savoir que le Barreau du Québec n’est pas une association d’avocats. C’est un ordre professionnel dont la mission première est la protection du public, comme cela est explicité dans le Code des professions et dans la Loi sur le Barreau. Sa mission de protection du public n’exclue cependant pas la tenue d’activités de nature associative, mais cela doit se faire en complément à la protection du public.

Définition de la mission de protection du public

Pour certains, la protection du public se limite aux aspects préventifs et curatifs du contrôle de l’exercice de la profession. Pour ces personnes, les prises de position dans les débats publics ou les interventions judiciaires ne font pas partie de la mission de protection du public du Barreau. C’est pourtant un rôle des plus importants, que pratiquement seul le Barreau peut jouer en raison des effets conjugués de son indépendance, de l’énorme bassin de compétences dont il dispose par l’entremise des centaines de membres bénévoles qui s’investissent auprès de l’Ordre.

Cette orientation n’est pas nouvelle. Au fil des ans, depuis les années 70, le Barreau du Québec est intervenu publiquement à des dizaines de reprises pour faire valoir la primauté du droit. Ces interventions protègent le public et leurs droits en posant un contrepoids à l’État. Que ce soit pour dénoncer des situation, encourager des changements sociaux ou aider à mieux définir des cadres législatifs, le Barreau s’exprime sur la place publique et intervient dans des dossiers souvent délicats, tels que le mariage entre conjoints de même sexe, l’itinérance, etc.

Les règles de régie internes du Barreau, mises à jour en avril 2004, stipulent, à l’article 3 :

« Le Barreau du Québec a pour mission principale la protection du public en regard des services professionnels dispensés par ses membres. En outre, du contrôle préventif et curatif de l’exercice de la profession d’avocat, sa mission de protection du public s’entend de la responsabilité d’ordre social qu’assume le Barreau du Québec dans la défense de la règle de droit et des principes démocratiques sur lesquels se fondent notre société (…). »

De plus en plus, l’Office des professions encourage les ordres à prendre leur place dans les débats publics, puisque les professionnels, et en premier lieu les avocats, peuvent avoir une contribution tangible pour le mieux-être collectif en prenant position.

« Le Barreau fait de la politique », « J’ai du mal à comprendre le tournant d’activisme politique pris par le Barreau »

Comme toutes les autres prises de position du Barreau, l’intervention du Barreau du Québec dans le projet de loi C-10 est juridique et repose sur des principes de justice fondamentale. Le Barreau est non-partisan et indépendant. En témoignent ses prises de position s’échelonnant sur quatre décennies, lesquelles sont venues à l’encontre d’actions gouvernementales de tous les horizons politiques.

Prendre position, c’est évidemment susciter de l’opposition. C’est plaire à ceux qui pensent comme nous et déplaire à ceux qui soutiennent une position différente. Cela fait partie des règles du jeu. Nous sommes confiants dans la rigueur de nos processus décisionnels et dans les recommandations de nos comités consultatifs. Si vous souhaitez savoir comment les décisions d’intervention sont prises, je vous réfère au texte Comment les positions du Barreau du Québec sont-elles définies? publié dans mon blogue en mai dernier.

Le Barreau a toute la légitimité voulue pour prendre position au nom de ses membres, puisque les instances du Barreau (composées de membres élus démocratiquement et provenant de toutes les régions) décident des interventions du Barreau à la lumière de recommandations de comités consultatifs composés de membres bénévoles dont l’expertise est reconnue.

« Je n’aime pas que l’on utilise mes cotisations à cette fin »

Le Barreau n’étant pas une association, mais un ordre professionnel dont les cotisations servent à la réalisation de sa mission de protection du public, laquelle comprend un volet participation aux débats publics, il est naturel que des sommes soient investies pour défendre la primauté du droit.

Le choix d’intervenir est fait par le Comité exécutif avec l’appui du bâtonnier et entériné par le Conseil général. Il s’appui sur les recommandations de comités d’experts appuyés par le service de recherche du Barreau et par la direction générale.

Cependant, les ressources étant limitées, le Barreau choisi avec rigueur les interventions à la lumière de critères objectifs, lesquels sont en lien avec la politique d’intervention judiciaire du Barreau. Cette politique a été approuvée en juillet 2009 et est disponible sur le site Web du Barreau.

2 novembre 2012

Salut Nicole, et merci pour tout!

par Claude Provencher

 

Le Barreau du Québec est en deuil aujourd’hui suite au décès tellement prématuré d’un de ses piliers.  Me Nicole Dufour nous a quittés le 26 octobre dernier après avoir consacré son talent et son génie au Barreau, à ses membres et à la promotion de l’état de droit au Québec et au Canada.  Sa personnalité, forte, franche, sincère, attachante, passionnée ne laissait personne indifférent, rendant encore plus difficile d’accepter son départ maintenant. 
 
Nicole est devenue membre du Barreau le 8 janvier 1983. Elle s’est jointe au Barreau le 4 septembre 1989 à titre de syndique adjointe au Bureau du syndic. Depuis le 17 mai 2004 elle était avocate au Service de la recherche et législation. Elle y laisse une marque indélébile, notamment grâce au travail titanesque qu’elle a accompli dans le révision du Code de déontologie des avocats du Québec. 
 
Nicole, merci pour tout ce que vous avez fait pour le Barreau, pour vos avis et conseils toujours si judicieux. Merci pour vos rires, vos sourires entendus, votre sincérité. Le vide que vous laissez est immense, à l’image de votre grandeur! Merci d’être passée dans nos vies!
 

http://www.memoria.ca/avis-de-deces-.html?disparuID=915

 
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