Voilà maintenant sept mois que la direction de l’administration du Barreau m’a été confiée. Sept mois pendant lesquels j’ai beaucoup appris, beaucoup observé. J’ai constaté l’immense dévouement de membres qui s’impliquent, de mon équipe de gestion et du personnel du Barreau. Du dévouement, de la compétence et la volonté d’accomplir énormément de choses. Le pendant à ce constat très positif est que le Barreau, tant dans ses instances, ses sections et ses comités que dans sa structure administrative, est une organisation souvent surchargée par l’accumulation des mandats qui lui ont été donnés au fil des années. Pour moi, c’est le reflet d’un grand dynamisme.
Une immersion rapide
Au cours des sept derniers mois, j’ai participé à différentes activités et projets qui m’ont permis une immersion rapide dans l’univers du Barreau, parmi lesquels :
- la publication de notre plan stratégique 2010-2014;
- le démarrage d’un vaste chantier de réflexion sur les différentes façons dont le Barreau peut accroître ses revenus autrement que par hausses de cotisations, ou encore réduire ses dépenses;
- l’embauche d’un nouveau syndic en la personne de Me Patrice Guay;
- le processus budgétaire qui mènera à l’adoption de notre budget de la prochaine année;
- des rencontres avec un grand nombre de nos partenaires, organismes affiliés et autres : les cours, les représentants des gouvernements, le CAIJ, la Corporation de services, le Fonds assurance, Éducaloi, Pro bono Québec, la Fondation du Barreau, SOQUIJ , de nombreux comités, etc.
Évidemment, j’ai passé le plus de temps possible à rencontrer tout le personnel du Barreau, lors de dîners du DG mais aussi en plus petits groupes afin de faciliter les échanges.
Des rôles modifiés
Avec le bâtonnier, nous faisons le nécessaire pour nous assurer de mettre en œuvre la décision prise à l’hiver 2010 de modifier le rôle du directeur général et de lui confier de nouvelles fonctions auparavant réservées au bâtonnier. C’est extrêmement important que la volonté du Conseil général soit respectée à cet égard. Je n’ai pas à me prononcer sur la durée du mandat du bâtonnier, mais, basé sur mes quelques mois sur le terrain, je crois qu’il est tout à fait possible de donner de plus en plus vie à cette nouvelle gouvernance tout en nous assurant que le rôle, le rayonnement et le prestige du bâtonnier ne soient pas diminués. À mon avis, la sphère d’action et l’envergure du Barreau peuvent être plus grandes qu’elles ne l’étaient au cours des dernières années. Cette sphère d’action élargie donnera au président de notre ordre professionnel un rôle à la hauteur qui lui revient.
Un Barreau en changement
L’environnement interne et l’environnement politique, démographique et économique dans lesquels le Barreau évolue démontrent clairement que nous sommes à un point tournant de l’évolution de notre ordre. Nous avons des opportunités à saisir. Nous devons toutefois passer au travers une période d’ajustement qui requiert des efforts, de l’énergie et des ressources.
On parle ici de gestion du changement, à un rythme respectueux des gens mais clairement déterminé. On parle aussi de changement motivé par un sain questionnement de nos façons de faire et peut-être même de ce qu’on fait. Comme on dit en anglais : not only do things right but do the right things.
C’est une période stimulante au cours de laquelle nous allons repousser les limites traditionnelles et actuelles. Dans les prochains mois nous accentuerons les éléments suivants :
- Davantage de cohérence entre nos actions, nos acteurs et nos choix.
- Davantage d’efficience, en terme de coûts et d’efficacité, dans ce que nous faisons et comment nous le faisons et en tirant le meilleur parti des compétences de nos gens et des technologies.
- Davantage de présence dans l’espace public pour renforcer nos liens de confiance.
C’est ainsi que je crois que notre Barreau sera chef de file au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde! Après sept mois, je suis de plus en plus motivé à travailler avec vous en ce sens.
