Cette année la rentrée coïncide, pour moi, avec mon premier anniversaire au gouvernail administratif du Barreau. Sur ce blogue, j’ai déjà échangé avec vous sur mon expérience des premiers mois. Je voudrais maintenant partager, en quelques lignes, les quatre piliers qui serviront de fondement à mes actions et à celles de l’équipe de la direction et du personnel du Barreau. Ils sont le fruit de mes observations des 12 derniers mois. Ils reflètent ce qui, pour moi, est nécessaire pour permettre au Barreau de réaliser ses priorités stratégiques et assurer la poursuite de notre vision, celle de devenir l’ordre professionnel envers lequel les citoyens ont le plus confiance.
1- Notre personnel
Il est clair, pour moi, que la plus grande valeur d’une organisation comme le Barreau ce sont ses employés. Ils sont l’image, le cerveau, les bras du Barreau. Ils en sont l’avenir et la fierté. Nous ne devons pas épargner nos efforts pour retenir et attirer les meilleurs. Je pense ici particulièrement à leur formation en cours d’emploi, à la reconnaissance que nous leur témoignons, formellement ou informellement, de diverses façons. Je pense aux outils de travail que nous leur fournissons et au milieu de travail sain et respectueux dans lequel nous leur permettons d’évoluer. La compétence, le dévouement et la fierté dont ils font et continueront de faire preuve sera ainsi pour longtemps notre plus grande richesse. Je veux que notre personnel sache qu’il a toute notre reconnaissance.
2- L’identité de l’organisation
Pour savoir quoi faire et comment le faire, sachons d’abord qui on est. Le Barreau est une organisation complexe et dont les rôles et activités se sont multipliés au fil des ans. D’une part, qui sommes-nous, pour le public, pour nos membres, pour nos élus, pour nos divers partenaires? Comment nous voient-ils, comment les voyons-nous? D’autre part, la protection du public et le service aux membres sont-ils des objectifs contradictoires ou complémentaires? À cela s’ajoute la responsabilité sociale historique du Barreau de promouvoir la règle de droit. Ces questionnements identitaires sont au cœur de ce qui motive nos actions au quotidien et ils méritent d’être adressés franchement et de façon constructive. Je veux que nous sachions et comprenions bien qui l’on est, puisque c’est cela qui nous permet d’agir de façon cohérente et d’atteindre les résultats attendus par nos parties prenantes.
3- Le service à la clientèle
La nature diversifiée des clientèles du Barreau est source de défis constants. Notre première clientèle est sans conteste le public, notamment desservi par le Bureau du syndic par l’entremise de ses activités d’enquête et de conciliation, ainsi que par les Greffes, mais également par le Service des communications et le Service de recherche et législation qui desservent tant le public que les membres. Le public a droit et s’attend à un service à la clientèle qui fait également notre fierté.
Mais il y a aussi nos membres, près de 24 000, qui comptent sur nous pour maintenir la confiance du public envers la profession. Nos membres font ainsi appel, entre autres, à la Formation continue, au Service aux membres, au Bureau du syndic, à l’Inspection professionnelle, aux Greffes, etc. Notre capacité de soutenir nos membres dans l’exercice de leur profession par un service à la clientèle à la hauteur de leurs attentes est un objectif primordial qu’il faut s’assurer de constamment garder en tête.
Il y aussi nos élus et nos bénévoles à qui nous devons continuellement assurer les services qui leur permettent au final de servir les meilleurs intérêts de notre organisation. Il y a nos clients internes, qui bénéficient de services également, notamment par l’équipe des Technologies de l’information, de la Gestion de l’information, des Finances, des Ressources humaines et des Ressources matérielles.
Et enfin il y a nos divers partenaires qui deviennent parfois nos clients, comme par exemple les merveilleuses organisations qui peuvent compter sur nous et que nous avons toujours grand plaisir à servir : la Fondation du Barreau, la Corporation de services, Éducaloi, Pro Bono Québec, le Fonds d’assurance, le CAIJ et le Pamba.
Je veux que nous ayons toujours en tête que notre raison d’être est directement liée à nos clients, quels qu’ils soient, et que chacun d’eux doit retirer une expérience positive de sa relation avec nous.
4- Les résultats de l’organisation
Un peu plus haut, un peu plus loin. Toujours s’améliorer, voilà un objectif que doit se donner une organisation moderne qui évolue dans un monde où tout va de plus en plus vite. S’améliorer requiert que nous puissions d‘abord savoir d’où l’on part et que nous puissions mesurer notre évolution au fur et à mesure et assurer un alignement constant avec nos priorités stratégiques. Nous avons commencé à établir des objectifs précis de rendement quantitatifs (productivité, délais, volumes, coûts, etc.) et qualitatifs (degrés de satisfaction, impacts de nos actions, etc.). Je veux qu’ainsi nous puissions, s’il le faut, ajuster le tir, mais aussi que soient davantage connus et reconnus nos efforts, nos talents et nos réalisations.
Ces quatre piliers ne s’ajoutent pas à nos priorités stratégiques; ils nous permettront d’en assurer l’atteinte. Ils nous serviront aussi de guide au quotidien lorsque nous aurons des défis et des décisions importantes à prendre.
Enfin, il y a un autre pilier, et non le moindre, que je ne peux passer sous silence : le bâtonnier, président de notre ordre professionnel. Son soutien est fondamental pour que la direction du Barreau et son personnel puissent s’acquitter de leurs tâches et responsabilités. Je me considère privilégié d’avoir vécu mes douze premiers mois au Barreau sous le leadership des bâtonniers Ouimet et Masson. Me Ouimet m’a accueilli et guidé lors de mon arrivée, me laissant également le temps de m’acclimater à mon nouvel environnement. Me Masson m’offre son soutien constant tout en me faisant bénéficier de sa vision éclairée. Sous un tel leadership, le Barreau ne peut avoir qu’un objectif, le dépassement.
